Une passion vous attrape et vous ne savez pas pourquoi. Comment expliquer ce qui vient comme une vague et vous engloutit tout entier ? Est-ce un envoûtement magique ? Un vestige d’une ancienne vie ? Qu’importe ! Si au début cela ne peut-être qu’un fil ténu, invisible, secret, il ne tient qu’à chacun de lui donner de la matière, du corps, du son ou tout ce que chacun voudra.
Les musiciennes Sylvia Auclair et Aurélie Sureau se sont connues comme ça, par passion pour les percussions du Brésil. Une passion qui ne peut pas s’éteindre, car ce pays, si vaste, recèle tant de mystère, et sa musique tant de magie, qu’une seule vie ne suffit pas pour en dessiner les contours ou en saisir l’essence. On ne sait pas vraiment par quel bout l’attraper, cette « musique brésilienne », elle est infinie, par ses origines, son histoire, ses métissages, ses pérégrinations. Alors on ne l’attrape pas. On la touche du bout des doigts et de la voix, on la laisse se glisser dans nos oreilles, faire danser nos pieds et nous remplir de beauté et de joie. Aussi tristes soient les paroles chantées, aussi grande soit la saudade, la samba viendra nous faire sourire, jusqu’à exulter.
Dans ce nouveau spectacle, nous voulons ouvrir une fenêtre sur le Brésil à travers sa musique. Nous voulons aussi dire aux enfants combien une passion peut nourrir une vie entière et provoquer autant de rencontres que de bonheur.