Raphaël Benyoucef, oudiste et compositeur, offre au oud une voix moderne, vivante et poétique, à la croisée des traditions, de la création contemporaine et des échanges interculturels. Né à Charleville-Mézières, ville d’Arthur Rimbaud, il est inspiré dès l’enfance par l’esprit du voyage et la quête de son « Orient ». Après avoir obtenu une bourse d’études en guitare jazz, il choisit de prendre la route : de l’Inde à l’Andalousie, de la Grèce à la Turquie, où il puise son inspiration philosophique et musicale et découvre le oud, instrument capable de relier ses racines méditerranéennes (Italie, Algérie) à ses influences contemporaines. Il est l’élève du maître palestinien Adel Salameh, qui l’initie pleinement à l’univers du makam. Après la disparition de ce dernier, il poursuit sa formation au CRR de Montpellier dans la classe de l’Égyptien Ihab Radwan, devenant ensuite professeur pendant deux ans. Il développe aujourd’hui plusieurs projets musicaux, de la musique traditionnelle avec Vojao à la musique modale contemporaine avec le Sâbir Quintet. Ouvert aux rencontres, il collabore régulièrement avec des musiciens indiens (Ragam Quartet) et iraniens (Peristan Trio). Dans une approche transversale des arts, il accompagne depuis plusieurs années des conteurs d’Orient et de Méditerranée (Kamel Guenoun…), et travaille également pour le cinéma, notamment sur le film Flying Fish de Gabriel Xavier Bly-Wolf et le documentaire Un père, un fils et Sankara d’Andreas Landeck, lauréat du Premier Prix du Meilleur Documentaire au SOBH Festival de Téhéran.