Shadi et Zé Luis ont construit cette création en deux temps : une première partie pour rendre hommage au répertoire classique persan, d’essence modale et laissant part à l’improvisation. La deuxième fait un bond dans le temps avec des reprises de compositeurs contemporains, iraniens et kurde. Pour finir, ils font dialoguer leurs univers respectifs. D’un côté, une kurde de Téhéran formée au setâr (petit luth persan) auprès du maître Ostad Dariush Tala’i, devenue soliste concertiste dès l’âge de quinze ans. De l’autre, un immense percussionniste et virtuose brésilien.
« Ils parlent tous de ce qu’ils ont trouvé en chemin.
Certains parlent aussi de ce qu’ils n’ont pas trouvé.
Et quelques-uns se réfèrent à ce qu’il est impossible de trouver.
Mais il y en a qui parlent d’une rencontre
qui surgit comme d’une embuscade entre les mains,
comme une hirondelle qui ne fit jamais partie d’aucune volée,
comme un geste secret qui recueille
la compassion qui manque lors des rencontres.
Toute rencontre se crée comme l’eau devant la soif.
Le reste est un mirage qui n’arrive même pas à déconcerter le désert. »
– Roberto Juarroz –

