« Dans le silence de la mer il y a comme un balancement maudit qui nous met le coeur à l’heure » chantait Léo Ferré. La mer où se tricotent cultures et mythologies. La mer cimetière ou liberté. La mer nostalgie d’une terre ou espoir d’un rivage prometteur. Filant la métaphore de cette énigme majuscule, Miquèu Montanaro, dans le sillage de 45 ans d’aventures musicales, relie en autant d’escales ses successifs champs d’expérimentation. Dans cette création se sédimentent sons naturels, poèmes à plusieurs voix et langues, quintette à cordes, traitements électro des instruments en live, improvisations au galoubet-tambourin, projections d’images maritimes, etc. Ce pari multimédia devant au magique Logelloop (looping modulaire, sorte de studio de scène) redevable à l’ingénieur Christophe Baratay et au musicien Philippe Olivier.